Artiste-Peintre Plasticienne
Portrait Sylvie Lobato

Sylvie Lobato

Artiste-peintre, plasticienne franco-espagnole née à Paris en 1970, vit et travaille à Paris.

Diplomée de l'EMSAT Paris en Arts Graphiques, formation en atelier aux techniques de dessin, gravure ( école Duperré) , modelage ( Atelier des Arts Décoratifs) et peinture à l'huile.

Calligraphe de la maison Chanel, le geste et le graphisme accompagnent régulièrement des textes d’auteurs.

 

Quelques dates

En 2017, Présentation d'une installation à la Biennale de Sculptures en plein air de Montreux. Sélectionnée en 2018 pour la performance à l'évènement COPY-ART au musée des Arts Forains de Paris. Le travail de la copie faite d’inclusions sur le papier repense le collage comme activateur du désir et propose un regard sur les fluides et humeurs corporels.

En 2013 invitation à une Masterclass à Delaware Valley High School - Pennsylvanie.
Commandes publiques de la Ville de  Paris ( CISP Kellerman, Espace Beaujon, Ecole Polytechnique).
Commande d'une fresque pour le Centre Français de Berlin. Commande de dessins de la maison Boucheron en partenariat avec l'UNESCO. Je collabore avec de nombreux auteurs sur des livres d'artistes. En collection privée à New-york, Zurich, Barcelone, Fondation Lucien Ruimy, invitée d’honneur au salon Puls’Art au Mans, monographie chez J.F. Editions.

Collaboration avec des danseurs : Création en résidence, Micadanse, recherche sur la mémoire et réalisation d’une carapace de « peaux » puis avec la compagnie Mi-octobre de Serge Ricci pour "Le vent des forêts".

 

L'Œuvre
 
" Ce que dit l’image de notre manière d’être à la réalité, des secousses qui nous animent au fil du temps sont des résurgences qui s’inscrivent au présent. Elles sont le plein et le vide, un tout qui dans mon travail prend sa source dans l’archaïque, le vivant et l’intime. Je tente de trouver une sorte d’esthétique de la peau, un chemin pour définir les souffrances et jouissances mêlées, signifier le creusement jusqu’à l’os.

J’explore par jeux de matières, un langage dicté par l’apparition d’ombres portées.

Les installations de gazes peintes et suspendues que je nomme les « Pansées » retiennent le corps fragmenté qui cherche sa forme. Chaque ondulation réactualise l’idée d’une présence et questionne la fragilité des liens dans un temps précipité et illusoire. Cette étoffe ajourée qui apparaît délicate comme une membrane, disloque le motif emprisonné dans les mailles, reconstitue d’un souffle l’agitation ambiante et propose un mouvement qui peut autant dévaster un rythme que bercer la surface peinte.

 Les dessins puisent leur source dans le vivant. À la manière d'une calligraphie où tensions alternent entre silences, pleins et déliés, les caresses du geste sur le papier s’agitent harmonieusement et vont puiser loin en nous une sensation d’être à soi lorsque le montage graphique vient faire image."